Faites briller Noël ! 2020 sera solidaire

Faites briller Noël ! 2020 sera solidaire

Avant-propos

Voilà deux ans que je n’ai rien écrit sur le blog de Desidero. Deux ans que le temps me manque pour vous raconter plus en détails les coulisses de l’atelier. Rappelez-vous, Noël 2018, je prenais encore mes marques comme professeur à la Haute Ecole de Joaillerie et les petits commerçants et créateurs se prenaient de plein fouet la révolte des gilets jaunes.

Et puis 2019 est arrivée, une année des plus riches dans ma vie personnelle, mais où j’ai encore délaissé le blog. Et puis pour Noël, cette fois c’était les grèves des transports, et je faisais 1h30 à 2h de marche par jour pour aller travailler à la boutique ou à l’école…

2020 arrive donc enfin et motivée comme jamais j’anticipe au maximum une nouvelle collection avant d’entamer mon congé maternité. Et là c’est le drame ! La COVID !! Cette collection à peine entamée ne verra pour le moment pas le jour. Qui sait l’année prochaine peut-être ? Aujourd’hui, la crise sanitaire s’éternise et la période des fêtes va en pâtir. Un deuxième confinement, l’augmentation de mes heures de cours, et ma présence à la boutique s’est réduite comme peau de chagrin. J’ai quand même eu le temps de préparer des petites nouveautés pour cette fin d’année, pas de grosse collection, mais des petites pièces qui me font envie (promis, un nouvel article arrive prochainement pour vous les présenter).

Et une question existentielle refait alors surface : code promo ou pas code promo ? J’en fais de moins en moins pour toutes les questions éthiques que cela soulève, comme pour les soldes (j’ai rapidement évoqué le sujet sur ce post Instagram). Je ne produis toujours qu’en petites séries et à prix justes mais en cette année si particulière je ne sais plus sur quel pied danser. J’ai d’abord pensé que « après tout personne ne les oblige à utiliser le code promo ! ». Certes, mais finalement, ne peut-on pas aller plus loin ensemble ?

Un Noël solidaire

Cette année, je m’engage avant tout à reverser 10% du montant des ventes boutique et e-shop à une association qui vient en aide aux personnes en situation de précarité (et pas seulement, je vous laisse le lien si vous souhaitez en savoir plus), à savoir : Emmaüs. J’aime beaucoup Emmaüs, j’y fais régulièrement des dons matériels et la chineuse que je suis adore y fouiller et farfouiller à l’occasion. Et en cette période de crise sanitaire, économique et sociale leur action est primordiale pour les plus démunis. Mais le code promo NOEL2020, existe également et il vous donne 10% de réduction sur tous vos achats en boutique et sur le site en plus des frais de ports offerts pour la France. J’ai bien écrit TOUT le site, y compris les *Prix Doux*, les ateliers et les chèques cadeaux.

Voilà c’est ma décision pour cette année. Avec ou sans le code vous aiderez un artisan (moi en l’occurrence) à finir l’année sereinement. Mais dans tous les cas, ensemble, on fait aussi une bonne action pour aider ceux qui en ont le plus besoin.

L’offre est valable du 28 novembre au 18 décembre à minuit, dernière limite pour vous permettre de recevoir vos commandes avant Noël, et également en boutique dont les horaires d’ouverture pour le mois de décembre sont précisés sur le site. Passé cette date, les commandes seront traitées au mois de janvier 2021. Et en cette période de fêtes, pour les achats en boutique et sur le site effectués jusqu’au 18 décembre, les retours seront possibles aux conditions habituelles mais rallongés jusqu’au 17 janvier. Alors partant(e)s ?

Giulia

Desidero, lauréat du Label « Fabriqué à Paris »

Desidero, lauréat du Label « Fabriqué à Paris »

Comme vous le savez sûrement, la Mairie de Paris a lancé il y a quelques semaines le label « Fabriqué à Paris » pour soutenir la vivacité et la qualité de l’artisanat parisien. Cette initiative avait pour but de répondre à une demande des touristes, de plus en plus à la recherche de produits authentiques et de qualité, mais aussi à une demande des parisiens eux-mêmes, qui ont une tendance grandissante à se tourner vers une consommation responsable et locale.

Desidero - Lauréat du Label Fabriqué à Paris

Les lauréats ont été récompensés par catégorie, mettant ainsi en lumière l’artisanat d’art et la création, l’artisanat alimentaire, les activités de production, mais aussi l’innovation. Le jury était composé d’Olivia Polski, adjointe à la Maire chargée du commerce et de l’artisanat, ainsi que de Nicolas Bonnet-Oulaldj, qui avait présidé la Mission d’information et d’évaluation « Fabriquer à Paris » mais aussi de représentants de chaque groupe du Conseil de Paris et de personnalités qualifiées comme un journaliste du Parisien ou encore Nathalie, qui tient le blog The Parisienne.

Je suis très fière de faire partie de cette première édition du label « Fabriqué à Paris ». C’est la prochaine collection Garden Party (dont vous avez déjà eu un aperçu ici et ) que j’ai présentée pour cette édition. Comme vous le savez j’ai réalisé moi-mêmes les différentes cires de cette collection à la main ainsi que le rattrapage des fontes et toutes les étapes jusqu’à la réalisation finale des pièces. Pour la fonte et la création des moules à partir de mes prototypes, j’ai fait appel, comme à chaque fois, à une société parisienne reconnue, installée dans le 9ème arrondissement de Paris.

Mais l’aventure du label ne s’arrête pas là, puisqu’il reste encore à décerner le prix du public !! La ville de Paris devrait très bientôt mettre en ligne un formulaire de vote sur son site. Et cette fois, c’est vous qui serez invités à faire entendre votre voix !! N’hésitez pas à suivre Desidero sur les réseaux sociaux pour en être informés 😉

Le vote est ouvert !! Cliquez sur ce lien et trouver ma photo pour voter Desidero !!

Desidero - Collection Garden Party spéciale mariage - Bague double Sakura
Desidero – Bague double Sakura de la collection Garden Party

Nous sommes 234 candidats à avoir obtenu le label dont 12, répartis dans chaque catégorie, ont été particulièrement remarqués et distingués par le jury.

Pour l’artisanat d’art et la création, c’est le « manteau coutures tournantes » de la Maison Coudert (Paris 20ème) qui a obtenu le premier prix. Pour l’artisanat alimentaire c’est le « Jambon Blanc de Paris » du charcutier-traiteur Au Fin Gourmet (Paris 12ème) qui l’a obtenu, et pour les activités de production, c’est la monture de lunettes « Minotaure 1900 » par Lucas de Stael (Paris 19ème). Enfin, un prix innovation a été décerné. Le premier prix a été attribué à Anima (Paris 18ème) pour sa gamme de vêtements et accessoires tricotés avec des fils recyclés.

J’adresse d’ailleurs toutes mes félicitations à l’ensemble des lauréats de cette première édition. Je suis ravie de constater que l’artisanat, la création mais aussi une grande quantité de savoir-faire perdurent à Paris. Notre travail mérite d’être vu et reconnu et je salue cette belle initiative de la Mairie de Paris.

En attendant que les votes soient ouverts au public, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un dernier point cadeau avant Noël ! A très vite !!

Giulia

 

A la découverte des métiers d’art

A la découverte des métiers d’art

Aujourd’hui je vous invite encore une fois à partir à la découverte des métiers d’art. Je vous ai déjà parlé dans cet article des expériences Airbnb, et c’est un concept un peu différent que je voudrais vous présenter : Les Artisans.

Nombreuses sont les start’up à se lancer sur le marché de l’atelier. Atelier ceci, atelier cela, vous promettant de vivre une expérience unique à la découverte d’un métier, faisant souvent partie des métiers d’art, mais pas que, et honnêtement je trouve ça génial !! Le public a de plus en plus envie de savoir ce qu’il achète, à qui il l’achète, quelles sont les conditions de fabrication etc. Et je pense qu’ouvrir ce genre de concept permet d’apprendre au consommateur quelle est la réalité du monde de l’artisanat.

Mais revenons-en au concept Les Artisans. Pour Aude, qui est à l’origine du projet, la volonté est de mettre en lumière les métiers d’art. Cela passe évidemment par la transmission des savoir-faire qui sont au cœur de nos métiers et qui nous permettent de créer des objets en partant de la matière première. Mais cela passe surtout par les artisans eux-mêmes et bien sûr leurs créations. En effet, l’intérêt pour les pièces est souvent la première étape qui ouvre à la curiosité pour le métier et le geste.

 

Desidero le blog - atelier

 

Aude a donc créé un espace, je dirais même un écrin pour les artisans. Il se veut le plus polyvalent possible pour accueillir différents corps de métiers. En effet en plus de la bijouterie dont je serai l’un des contributeurs, les premiers ateliers proposés par Aude vous apprendront également l’art de la reliure.

Les premiers cours sont déjà ouverts à la réservation avec un démarrage au mois de janvier et d’autres formules verront ensuite le jour, vous proposant l’apprentissage d’autres techniques et la réalisation de pièces différentes.

Je vous laisse découvrir le site Les Artisans et venir à la rencontre de nos métiers. Et je reviendrai vous parler plus en détails des ateliers l’année prochaine 😉

Giulia

Bijou fétiche

Bijou fétiche

Je sais qu’on ne se connaît pas encore beaucoup mais justement, brisons la glace ! Aujourd’hui j’ai une question pour vous :

Quel est votre bijou fétiche ?

Celui que vous chérissez plus que les autres. Celui que vous portez tous les jours sans exception, ou au contraire que vous garder précieusement pour les grandes occasions ? Celui qui vous suit depuis plusieurs années ou que vous portez depuis peu ? Vous aurez toutes une histoire différente à raconter à ce sujet mais je parierais sans crainte que pour la majorité d’entre vous ce bijou a une valeur sentimentale très importante, peut-être même supérieure, à vos yeux, à sa valeur intrinsèque.

J’aimerais lire vos histoires de bijou donc n’hésitez pas à me les laisser en commentaires ! Et en attendant je vais vous raconter la mienne.

À l’époque où j’étais en CAP bijouterie, une de mes amies portait une manchette à son poignet. Ça lui faisait un joli poignet, avec une allure à la fois chic et décontractée, sans effort. Je cherchais vaguement à m’en trouver une sans avoir jamais de coup de cœur. Dans le commerce je les trouvais souvent trop grandes pour mes petits poignets. Une idée s’est donc imposée, celle de la réaliser moi-même. J’ai eu la chance d’avoir un maître d’apprentissage à l’époque qui me laissait expérimenter des choses de mon côté, guidée évidemment par ses précieux conseils.

Je me suis donc lancée dans la fabrication d’une manchette sur-mesure à partir d’une maquette en cire !! (Tient de la cire, comme c’est étonnant…)

Comme vous l’aurez peut-être lu dans mon article sur la sculpture de la cire, il existe une cire spéciale pour bracelet, vendue soit en tube soit en demi-tube et j’ai opté pour cette dernière option.

  • Il a d’abord fallu couper 2 morceaux un peu plus larges que la taille souhaitée puis les souder grâce au stylo à grapper, avant d’enlever une grosse partie de l’épaisseur superflue.
  • Venait ensuite l’étape du dessin. J’avais une vague idée du résultat souhaité et j’ai dessiné à main levée le motif que je voulais. On peut dessiner au marqueur sur la cire puis la gratter délicatement pour faire des corrections jusqu’à obtenir le motif parfait.
  • C’est alors que peut démarrer le travail de sculpture pour sublimer le dessin et en faire émerger l’objet.
  • Puis ensuite la fonte, la reprise de fonte, et enfin le polissage.

Malheureusement à l’époque je n’ai pas trouvé utile de documenter la réalisation de ce bracelet. Mais au début de Desidero, j’en ai réalisé un deuxième, dans le même esprit pour un concours. La manchette Fairy River est d’ailleurs toujours en vente à la boutique et c’est une pièce que je peux également refaire sur-mesure. Bref, ce sont donc ces photos là que je vous présente en exclusivité, pour comprendre les différentes étapes que je viens de vous décrire.

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Desidero Le Blog 96 - Manchette Fairy River

 

Pour en revenir à ma propre manchette, elle est comme greffée à mon bras. Sans elle je me sens littéralement à poil. Elle fait un certain poids (127grs !!) mais passés les premiers jours, je ne la sentais déjà plus à mon poignet. C’est plutôt par son absence qu’elle finit par se fait remarquer si j’oublie de la porter (ou si je l’oublie quelque part… true story…). Elle ne m’a pas été offerte, mais c’est plutôt le fait de l’avoir réalisée moi-même qui lui donne toute sa valeur à mes yeux. Et puis elle est devenue mon bijou emblématique. J’ai porté beaucoup de mes créations depuis le début de cette aventure bijoutière mais elle est la seule à ne pas avoir été remplacée. Et je reçois souvent de très gentils compliments pour elle. Elle ne dit rien et ne rougit pas mais ça je le fais probablement pour elle…

Pour lui rendre un bel hommage j’ai profité de mon dernier séjour dans le Sud de la France et en Italie pour lui faire un vrai shooting. Je vous laisse donc avec ces photos et vous dit à bientôt pour plus de découvertes ! Et j’attends vos histoires de bijoux avec impatience !!

Giulia

 

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Les Cinque Terre et la jeune création génoise

Les Cinque Terre et la jeune création génoise

Comme vous l’aurez peut-être vu dans mon feed Instagram, j’ai pris récemment quelques jours de vacances pour fêter mon 30ème anniversaire. Retour aux sources donc et nous avons profité de notre séjour dans le Sud de la France pour aller en Italie découvrir les Cinque Terre et la ville de Gênes. J’avais déjà visiter cette partie de l’Italie lorsque j’étais ado, en famille ou en sortie scolaire, et à chaque fois sous la pluie !! Ce fut donc un vrai plaisir de pouvoir profiter d’une météo radieuse. D’autant que malgré la présence inévitable de touristes nous avons évité en cette fin mai, la horde estivale.

Et si je ne devais retenir qu’une expression de ce voyage ce serait : « à couper le souffle » !

Nous avons démarré notre périple par La Spezia, où nous sommes arrivés lundi à midi par le train. Le centre ville est tout petit et nous avons rapidement pris un bus pour rejoindre Portovenere.

Desidero Le Blog - Portovenere.JPG

Nous y avons passé l’après-midi, à la découverte de ses petites ruelles et des vestiges de son château​. Le paysage est majestueux, ses pentes escarpées offrent un panorama à perte de vue sur la Méditerranée. Nous avons rejoint la plage pour profiter du soleil et de la mer en fin d’après-midi avant de rentrer à La Spezia où nous avons passé la nuit.

Tôt le lendemain nous avons repris le train pour partir visiter les Cinque Terre.

Desidero Le Blog - Riomaggiore.JPG

Riomaggiore est le premier village à visiter en partant de La Spezia. C’est un petit village de pécheurs accroché à la montagne au fond d’une étroite vallée. Il se jette littéralement dans la mer par son tout petit port.

Desidero Le Blog - Riomaggiore 2

Nous espérions emprunter la célèbre via dell’Amore pour rejoindre Manarola à pied mais cette voie ainsi que la suivante jusqu’au village de Corniglia étaient fermées pour des raisons de sécurité. 

Manarola est semblable à Riomaggiore. Une rue centrale débouche sur le port sur lequel l’ensemble du village semble se retenir pour ne pas glisser dans la Méditerranée. Une corniche permet de faire face au village et d’en apprécier toute la beauté. Entre ces 2 villages, mon cœur balance je ne saurais pas dire lequel j’ai préféré.

Desidero Le Blog - Manarola

 

Nous avons continué notre découverte par le village perché de Corniglia. C’est le seul des cinq villages a ne pas avoir d’accès direct à la mer. Sa rue centrale passe par une jolie petite place et mène à un Belvedere tourné vers la Méditerranée.

Desidero Le Blog - Corniglia.JPG

Depuis Corniglia nous avons emprunter le sentier qui permet de rejoindre à pied Vernazza. Pour ceux qui l’envisageraient, je vous conseille vivement de le faire dans ce sens là. Vernazza est un port, vous pouvez donc logiquement vous attendre à faire une grosse partie du chemin en descente, beaucoup plus facile du coup. J’ai fait à l’amoureux cette remarque à haute voix, nous félicitant au passage d’avoir fait ce choix au moment où nous croisions un couple de Français qui faisait le chemin sens inverse. Ils ont moyennement apprécié mes réflexions géographiques (oups)…

Desidero Le Blog - Vernazza.JPG

Vernazza possède un plus grand port que ceux de Riomaggiore et Manarola surplombé par une église et son haut clochet. Nous avons profité de la jetée du port pour nous reposer de notre marche tout en admirant la beauté de ce village tout aussi pittoresque que les 3 premiers.

Desidero Le Blog - Reflet Vernazza.JPG

Nous avons terminé notre journée en découvrant Monterosso al Mare qui nous a un peu moins plu. En arrivant par la gare, on débouche sur un long bord de mer, mais comme c’est souvent le cas en Italie, 90% de ses plages sont privatisées. Et je me rend compte en vous rédigeant cet article que nous avons raté le centre du village plus à l’Est mais complètement planqué derrière un petit cap lorsqu’on arrive par le train ! La fatigue a eu raison de nous et nous qui attendions d’arriver dans ce dernier village pour profiter de la mer, notre plaisir à vite laissé place à la déception, collé à la serviette des voisins sur le mouchoir de poche de la plage publique.

Desidero Le Blog - Monterosso al Mare.JPG

Nous étions arrivés en fin de journée et de là nous avons repris le train pour passer la nuit à Chiavari. Cette ville nous a agréablement surpris mais nous avons manqué de temps pour en profiter pleinement. Notre avons fait une courte promenade pour aller dîner dans une charmante trattoria du centre ville et avons découvert ses rues commerçantes et son marché typique et dynamique le lendemain matin.

Le matin du 3ème jour, nous avons repris le train pour rejoindre Santa Margherita Ligure. De là nous avons pris le bateau direction le célèbre village de Portofino. Ce petit port est fidèle à sa réputation un peu blingbling !! Les yachts sont nombreux près de ces côtes et les boutiques de grandes marques ont envahi sa rue principale ainsi que les quais. Les façades sur le port m’ont fait pensé à des décors de théâtre type Comedia dell’ Arte.

Desidero Le Blog - Portofino.JPG

Nous avons rapidement emprunté le sentier qui mène à l’église et plus loin au château avant de rejoindre finalement le bout du cap. Un petit phare et une superbe terrasse surplombant la mer occupe la pointe. Encore une fois la Méditerranée s’étend à perte de vue mais je vous assure qu’on ne s’en lasse pas un seul instant.

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Après cette belle journée nous avons rejoint Gênes. Et quelle surprise !! La ville nous a fait une très belle impression. Son centre historique n’est qu’une succession de palais et de belles architectures qui témoignent des différentes influences qu’a connues cette ville dans son histoire. Ses petites ruelles apportent une fraîcheur bienvenue pour visiter la ville et le panorama depuis le Belvedere Castelletto nous offre une vue imprenable sur les toits de la ville et son grand port.

Desidero Le Blog - Gênes.JPG

La jeune création génoise

Comme lors de notre séjour au Portugal, nous avons mis à profit notre voyage pour rencontrer de jeunes créateurs italiens. Complètement à l’improviste nous avons rencontré Elisabetta et Roberta chez Comotto Gioielli. C’est dans cet atelier en étage qu’elles nous ont accueillis. Ce grand atelier a été repris par Elisabetta lorsque ses maîtres d’apprentissage sont partis à la retraite, c’est donc une véritable histoire de transmission qui se perpétue par l’accueil ponctuel de stagiaires ou d’apprentis.

Desidero Le Blog - Comotto Gioielli - Elisabetta et Roberta.JPG

L’atelier se situe au numéro 6 de la via degli Orefici (rue des Orfêvres, ndlr) en plein cœur du centre historique de Gênes. Même si les bijouteries traditionnelles ont disparu de la rue, certains ateliers en étage sont toujours là. Je ne doute pas qu’Elisabetta saura faire vivre ce patrimoine.

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La relève est également assuré par Lucas de My Golden Age que nous avons pu rencontrer. Il a appris le métier principalement auprès de son père et il s’apprête à ouvrir dans le centre de Gênes une boutique/atelier fidèle à l’univers de sa marque.

Desidero Le Blog - My Golden Age.JPG

C’est toujours un plaisir de rencontrer de nouveaux créateurs. Nous faisons le même constat que notre public est de plus en plus attiré par le sur-mesure. Tant dans un marché de niche comme celui du mariage que pour le plaisir de s’offrir un bijou qui raconte une histoire, les clients s’intéressent de plus en plus à la personne qui va fabriquer leur bijou.

Je vous laisse découvrir leurs univers et je vous dit à très vite pour de nouvelles aventures…

Giulia

Sculpture sur cire

Sculpture sur cire

Cela fait très longtemps que je voulais vous écrire un article sur le travail de la cire et c’est enfin chose faite. La cire, c’est vraiment la technique que je préfère, mais pour avoir discuté du sujet avec des néophytes il m’est apparu que le sujet avait besoin d’éclaircissement. Voici par exemple les remarques que j’entends le plus souvent :

« Et donc après tu recouvres la cire de métal ? »

« Ah bon tu ne peux pas la réutiliser ? » (la maquette en cire, ndlr)

La fonte à cire perdue

Je vous en parlais un peu déjà dans l’article sur les Renaissantes mais je vais ici revenir plus en détails sur la technique. Le point important est donc son caractère éphémère. Une cire (ou maquette) est forcément à usage unique. Le processus de transformation s’appelle d’ailleurs fonte à cire perdue. Tout est dans le nom et je vais tâcher de vous en expliquer les étapes (faites marcher votre imagination !).

Pour optimiser le rendement du processus, différentes maquettes sont fixées sur un axe en cire comme des branches sont reliées à un tronc. Un moule en plâtre est ensuite coulé autour de cet « arbre » qui peut regrouper quelques dizaines de maquettes en même temps. Lorsque le plâtre est solidifié, il est chauffé de façon à faire fondre la cire emprisonnée. La cire est alors dite perdue (cqfd). L’espace ainsi libéré au cœur du moule est ensuite rempli de métal en fusion. Une fois que le métal s’est solidifié et refroidi, le moule en plâtre peut être cassé afin de libérer les pièces ainsi transformées. Les pièces sont coupées du tronc central et on peut alors passer au rattrapage de fonte par différents traitements de surface pour obtenir le résultat souhaité.

La fonte est un processus très spécifique et un métier à part entière, même si certains ateliers réalisent eux même les leurs. Je fais, pour ma part, appel à un artisan parisien.

Les pièces obtenues sont donc uniques mais on peut également choisir de faire faire un moule en caoutchouc grâce à ces premiers prototypes en métal afin de réaliser ensuite des pièces en petites ou grandes séries. Ces moules permettent de fabriquer des modèles dans une cire à injecter, spécifique à cet usage, et qui vont ensuite suivre le même processus de fonte que je viens de vous décrire.

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Moules de la bague Flora et du pendentif Bestiaire Imaginaire

On peut aussi choisir de faire réaliser les cires en CAO (Conception Assistée par Ordinateur) pour une impression des cires en 3D. Le processus de transformation sera, quant à lui, toujours le même.

Sculpter la cire

C’est une technique plus douce que le travail direct du métal. Elle se rapproche beaucoup plus de la sculpture mais l’avantage c’est qu’on a quand même le droit de se tromper. Les outils vont de la lime au scalpel en passant par différents types de spatules ou encore des stylos à grapper (j’apprends ce terme technique en même temps que vous, c’est un stylo chauffant qui permet notamment de faire des retouches ou de souder 2 éléments).

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Spatules et scalpel

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Différents types de stylos à grapper

La cire verte est la plus commune dans le métier. Il en existe de différentes couleurs et chacune a ses propriétés comme la cire bleue, beaucoup plus souple. On trouve aussi de la cire vendue en granulé ou paillettes qui s’utilise pour l’impression 3D ou pour réaliser des pièces à partir de moules. La cire verte est celle que j’utilise pour mes créations. Elle est vendue sous différentes formes : plaques, blocs, tubes ou encore en forme de U pour les bracelets.

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De gauche à droite : cire en tube pour bague, bloc de cire, cire en U pour bracelet, plaques de cire et tube à chevalière.

Récemment à la boutique j’ai travaillé sur les prototypes du printemps/été 2018. Voici en partie les étapes de sculpture des pièces dont la construction de base, comme à mon habitude, est très géométrique…

 

Le travail de la cire fait, selon moi, beaucoup plus appel à l’imagination et la représentation mentale des objets que l’on souhaite créer. Pour une pièce parfaitement symétrique il existe des techniques précises pour représenter les axes de sculpture de la cire. Je préfère autant que possible, laisser faire mon imagination…

J’espère que cet aperçu vous aura plu et n’hésitez pas à poser vos questions en commentaire ! Je vous invite également à retrouver l’ensemble des collections sur le site de Desidero et je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures…

Giulia

Team Bad Girls

Team Bad Girls

Aujourd’hui je reviens pour vous présenter une des collections Desidero. La plus méchante de toutes, j’ai nommé la Team Bad Girls. Je vous en ai déjà rapidement parlé dans l’article Cool People #1 sur Amélie, notre super photographe.

Il s’agit en effet de la collection de pièces uniques que j’ai réalisé pour son exposition Dans l’Antre du Côté Obscur. J’ai féminisé le thème des méchants dans la culture de l’imaginaire pour m’attacher à représenter 5 méchantes emblématiques de mon enfance, tirées de célèbres Disney ou encore de Batman et de son adaptation en dessins animés que je regardais à la télé le mercredi matin.

Dans cet article je vous présente donc plus en détails chacune de mes girls.

Desidero - Collection Bad Girls pour l'Antre du Côté Obscur - Bague Angelina
Bague Angelina

Tout d’abord Angelina, la première pièce de cette série et probablement ma préférée. Cette bague à cornes représente, vous l’aurez compris le personnage de Maléfique dans La Belle au Bois Dormant. On a tous un souvenir Disney dans notre enfance et le dragon crachant ses flammes m’a particulièrement marquée. C’est évidemment le premier personnage qui m’est venu en tête quand j’ai commencé à travailler sur ce projet !

Cette bague a été fabriquée à partir d’une maquette en cire réalisée à la main puis transformée par le procédé de cire à fonte perdue (si ce vocabulaire vous est totalement inconnu, rassurez vous, il fera l’objet d’un article  dédié sur le blog la semaine prochaine !). C’est une taille 54 (mais une mise à taille est possible) et j’aurais sûrement un petit pincement au cœur le jour où elle trouvera preneuse…

Desidero - Collection Bad Girls pour l'Antre du Côté Obscur - Bagues Michelle
Bagues Michelle

Je vous présente maintenant Michelle, cet ensemble de deux bagues inspiré du personnage de Catwoman, issue du dessin animé et des films de Batman. Mon premier souvenir de Catwoman c’est bien évidemment le dessin animé que je regardais enfant. D’ailleurs ce n’était pas une vrai méchante, elle avait si je me souviens bien, un bon fond, qui faisait tout de même craquer le très sérieux Batman. C’est le personnage qui m’a fait le plus hésiter dans ma sélection. En fonction de ses apparitions sur petit ou grand écran elle est tantôt méchante, tantôt gentille. C’est une voleuse de haute voltige mais qui a su rejoindre les nobles causes quand cela s’avérait nécessaire.

Ces deux bagues ont également été fabriquées à partir de maquettes en cire réalisées à la main et transformées grâce à une fonte à cire perdue. Le masque est une taille 53 et la griffe une taille 43. Cette dernière se porte donc au bout du doigt en bague de phalange. Les deux bagues sont vendues ensemble mais libre à vous de conserver la griffe et son côté très théâtral pour les grandes occasions (ou pas…). La finition est mixte sur ces 2 pièces. Seules les pointes des oreilles et de la griffe sont polies alors que le reste est resté mat pour une jolie mise en valeur des symboles de Catwoman.

Desidero - Collection Bad Girls pour l'Antre du Côté Obscur - Pendentif Sherrie
Pendentif Sherrie

La troisième pièce de cette collection a été réalisée selon les mêmes procédés que les bagues que je viens de vous présenter. J’y ai simplement ajouter, après la fonte, un tube en argent pour permettre le passage du cordon. Là encore, la finition du pendentif est mixte pour mettre en valeur les 2 éléments qui le compose. Le coquillage est resté mat, alors que la tentacule est polie.

Il s’agit du pendentif Sherrie, qui représente, vous l’aurez peut-être deviné, le personnage d’Ursula dans le dessin animé de Disney, La Petite Sirène. Quand j’étais enfant j’adorais le personnage d’Ariel. C’est probablement la vidéo Disney que j’ai le plus regardée (souvenir ému de nos cassettes VHS). Donner un rôle à Ursula était donc pour moi plus qu’évident lorsque j’ai composé ma Team Bad Girls. D’autant que son bijou est une pièce maîtresse de l’histoire.

La Team Bad Girls est presque au complet et je vous présente maintenant la parure Uma qui représente le personnage de Poison Ivy. Je l’ai découverte elle aussi dans la version dessin animé de mon enfance mais contrairement à Catwoman, c’est selon moi une vrai méchante de l’univers de Batman. Elle n’hésite pas à jouer de ses charmes pour arriver à ses fins et manie à la perfection l’art des poisons. C’est la femme fatale de la Team !

Son personnage est représenté par une parure complète comprenant un bijou de tête, des boucles d’oreilles, un bracelet et une bague. Toutes les feuilles ont été découpées à la scie directement dans une plaque de métal puis confiées à un graveur pour créer leurs nervures. Les feuilles du bijou de tête sont articulées et il s’adapte donc à tous les tours de tête, grâce aussi à une chaîne de rallonge permettant plusieurs niveaux de fixation. Le bracelet se porte haut sur le bras et la bague est en taille 56 (là encore une mise à taille est possible). Les boucles d’oreilles, quant à elles, ont déjà été vendues lors de l’exposition.

Pic à cheveux Helena
Pic à cheveux Helena

Pour finir, la dernière de ma Team Bad Girls n’est autre que Helena, qui représente le personnage de la Reine de Cœur dans Alice au Pays des Merveilles. Je n’ai jamais aimé ce dessin animé. Il était peut-être trop loin des autres beaucoup plus lissés de la saga Disney, pas assez de princesse et de preux chevalier pour la petite fille que j’étais. 

Cependant ce personnage était d’autant plus intéressant à interpréter qu’il permettait de sortir des sentiers battus en la représentant par un pic à cheveux en vermeil rose. Il a été réalisé par découpe à la scie dans une plaque de métal puis les deux parties des pics et du cœur ont été soudées ensemble. Le vermeil a été appliqué en étape finale. Il est constitué d’une couche d’or 18 carats de 5 microns d’épaisseur.

Le dernier détail qui caractérise ma Team Bad Girls est bien évidemment le choix du nom de chaque pièce. Peut-être l’aurez vous remarqué, mais ce sont les actrices qui ont interprété les différents rôles au cinéma qui prête leurs prénoms aux bijoux. Vous ferez sans difficulté le lien avec Angelina Jolie, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Helena Bonham Carter. Sherrie fait quant à elle référence à Sherrie Rene Scott qui a interprété le rôle d’Ursula dans la version comédie musicale de La Petite Sirène, sortie à Broadway.

Voilà donc toute l’histoire. Ces pièces uniques m’ont permis de sortir de ma zone de confort en terme de création et j’ai adoré partager leur conception avec Amélie ! 

Vous pouvez retrouver toute la Team sur le site de Desidero dans une rubrique dédiée ou encore les découvrir à la boutique !! Je vous laisse également découvrir en fin d’article le shooting porté avec Amélie et moi-même en modèles et Aspic Photography derrière l’objectif ! 

Les filles et moi on vous embrasse 😉

Giulia

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Desidero fête les mamans ! (et les papas)

Desidero fête les mamans ! (et les papas)

On a tous des souvenirs de cadeaux farfelus offerts à nos parents dans notre enfance, avec la complicité de maîtresses plus ou moins inspirées. Le fameux collier de pâte et j’en passe. J’ai le souvenir d’un porte stylo à base de boite de conserve et feuille de liège confectionné lorsque j’étais en CE1. Je soupçonne d’ailleurs ma maman de toujours l’avoir sur son bureau (je vais avoir 30 ans à la fin du mois…) !

En grandissant, heureusement pour nos parents, les cadeaux s’assagissent. Un joli bouquet de fleurs ou un foulard seront des valeurs sûres pour nos mamans quand papa aura le plaisir d’étrainer au choix un(e) nouveau(elle) marteau/tire bouchon/cravate/etc.

Et puis un jour on fêtera nous même notre première fête des mères/pères, l’occasion parfois de recevoir un cadeau qui aura plus de sens, parce que c’est la première fois. Avant d’entrer nous aussi, avec beaucoup d’émotions, j’en suis certaine, dans le cercle sans fin des cadeaux d’écoliers.

Chez Desidero, pour vous donner des idées, on a trouvé que c’était le prétexte idéal pour vous faire découvrir nos coups de cœur et best seller ! Pour votre maman adorée ou votre bien-aimée. Mais aussi pour vos papas et vos chéris…

PS : une surprise vous attends en fin d’article 😉

 

Et puis comme on aime vous faire plaisir, profitez de -20% de réduction (hors *Prix Doux* et collection Bad Girls) en boutique et sur le site du 20 au 27 mai avec le code MAMAN !!

Le code est aussi valable pour les papas ou pour vous même, franchement ce serait dommage de se priver 😉

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A très vite à la boutique ou sur le site !

Giulia

L’effet de groupe !

L’effet de groupe !

Je suis ravie de vous annoncer que j’ai récemment rejoint la Chambre Syndicale Nationale de la Bijouterie ainsi que les Ateliers d’Art de France !

Au sein de la première, j’ai rejoint le groupe Métaux Précieux. C’est une formidable marque de reconnaissance de mon travail et j’ai hâte de pouvoir prendre part aux actions de ces deux organisations pour la promotion de la bijouterie et de l’artisanat d’art ! 

L’artisanat d’art revient sur le devant de la scène en France grâce à de nombreuses initiatives comme Révélations, la Biennale Internationale Métiers d’Art et Création qui se tient actuellement à Paris et organisée par les Ateliers d’Art de France, ou encore le Carrousel des Métiers d’Art et de Créations organisé par la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat tous les deux ans, et dont la dernière édition s’est tenue en décembre dernier. Mais Paris n’a pas l’exclusivité. Les régions de France se mobilisent de plus en plus pour faire connaître leurs savoir-faire !

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Vous êtes de plus en plus sensibles au métiers et au savoir-faire, de plus en plus attirés par un artisan que par une grande marque par le travail sur-mesure plutôt que l’anonymat. Depuis bientôt 7 ans que j’évolue dans cet univers, je constate que les pièces uniques sont de plus en plus recherchées.

Je travaille actuellement sur 2 pièces sur-mesure, des alliances, et c’est ma troisième commande de ce type depuis le début de l’année. Et j’espère que ces quelques lignes vous donneront encore plus l’envie de vous intéresser à l’envers du décor, à la main de l’artisan mais aussi à sa passion, et à la richesse du savoir-faire français que le monde ne cesse d’admirer !

A bientôt pour la suite de l’aventure…

Giulia

 

 

Cool People #1 : Amélie

Cool People #1 : Amélie

Et si on commençait une nouvelle catégorie sur le blog ? Où je vous parlerais des gens chouettes que je rencontre grâce à mon métier ? Les photographes talentueux, les copains créatifs, les touches-à-tout…

Je démarre donc cette rubrique avec un gros dossier. Du très lourd. La birthday girl de cette semaine, j’ai nommé Amélie Ciccarelli.

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Je vous ai déjà rapidement parlé d’elle dans l’article sur les Renaissantes. C’est elle qui se cache derrière les photos de Desidero depuis l’automne 2015. On en a fait des shooting ensemble !! Elle a même posé avec mes bijoux sous l’objectif de Aspic Photography.

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Nous nous sommes rencontrées grâce à l’exposition Respirations qu’elle a organisé avec son collectif à la boutique à la fin de l’année 2014. Je prête régulièrement les murs de la boutique à des artistes peintre ou photographe pour exposer leurs oeuvres. C’est toujours l’occasion de faire de nouvelles rencontres et d’ouvrir mon regard sur de nouvelles pratiques artistiques. Cette exposition, qui croisait la photographie et l’illustration cherchait à remettre au premier plan l’idée du détail, de la singularité et le pouvoir de l’imagination dans le regard que l’on porte tant sur le paysage que sur le monde animal ou végétal.

Moby Dick par Amélie Ciccarelli - Desidero Le BogRespirations - Amélie Ciccarelli - Desidero le Blog

Mais Amélie rentre clairement dans la catégorie des touches-à-tout. En dehors de sa pratique photographique, c’est aussi une experte du marché de l’art, et une passionnée de pop culture qui a vite fait de vous embarquer dans son univers. Et pour cause !! Elle a créé il y a un an l’association Les Curieuses Expositions, afin de promouvoir l’art contemporain, et les artistes pas ou peu connus par l’organisation d’expositions, d’événements et de conférences sur des thèmes qui parlent au plus grand nombre.

Les curieuses expositions - Desidero Le Blog

Pour sa première exposition, elle a réussi le pari de fédérer 26 artistes, certains connus et d’autres pas du tout, autour du thème des méchants dans les cultures de l’imaginaire. Dans l’Antre du Côté Obscur s’est tenue du 31 octobre au 27 novembre 2016, au Dernier Bar Avant la Fin du Monde, et a réuni tous types d’oeuvres, du collage aux bijoux (tiens donc ??) en passant par la peinture ou le vitrail. De nombreuses conférences ont eu lieu pendant l’exposition sur des thèmes aussi variés que la psychologie du vilain ou les thèmes musicaux du méchant au cinéma. J’ai apporté ma contribution en réalisant pour l’exposition des pièces uniques en m’inspirant de 5 méchantes des univers Disney et DC Comics. J’ai donc volontairement féminisé le thème en choisissant Maléfique, Ursula, la Reine de Cœur, Poison Ivy et Catwoman. Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain article mais vous pouvez les retrouver sur le site de Desidero au sein de la bien nommée collection Bad Girls !!

Amélie organise actuellement la prochaine exposition de l’association : Granos de Arena en hommage à l’artiste Federico Riesco, décédé en 2013. Et comme à chaque fois qu’elle s’investit dans un projet, soyez sûrs qu’elle y met du cœur et du sens. L’exposition se tiendra du 10 au 27 mai 2017 à la galerie L’inattendue : la Galerie de la Maison des Initiatives Etudiantes, 50 rue des Tournelles – Paris 03. Vernissage le vendredi 12 mai de 18h30 à 23h00.

Granos de Arena - Desidero Le Blog

Amélie c’est un bourreau de travail, qui ne sais pas s’arrêter. L’oisiveté ce n’est pas pour elle, il faut qu’elle soit toujours dans l’action. Elle a été ma Super Stagiaire pendant quelques semaines, et une partenaire indéfectible lors des salons professionnels de 2016.

Et pour finir de brosser son portrait, je la laisse répondre elle-même à 3 questions essentielles :

  • Qu’est ce que tu as fait comme études et où travailles-tu aujourd’hui ?

J’ai fait des études artistiques. Après le bac j’ai fait un an de prépa arts plastiques qui m’a ouvert les portes des Beaux-Arts de Bourges, école dans laquelle je suis restée trois ans. J’y ai obtenu mon DNAP (Diplôme Nationale d’Arts Plastiques) puis je suis revenue à Paris à l’Université Paris VIII Saint-Denis pour suivre une troisième année de licence en Arts Plastiques et Photographie. Cette seconde licence en poche j’ai intégré l’IESA Paris pour faire en un an un Mastère Professionnel en Marché de l’Art Contemporain. Aujourd’hui je suis embauchée chez Curieux, un cabinet de curiosités contemporaines, un milieu que j’affectionne beaucoup.

  • Quelles sont tes passions ?

J’ai beaucoup de passions ! Tout ce qui a trait à l’art d’une part, aller aux musées, dans les galeries, faire de la photo, écouter la musique et aller aux concerts, aller au cinéma, lire (surtout de la poésie). Aussi, je baigne dans la pop-culture depuis un bon moment et j’aime aller en conventions, rencontrer des passionnés comme moi. J’ai d’ailleurs lié mon métier à cette passion en créant l’exposition Dans l’Antre du Côté Obscur. Je partage aussi une passion culinaire avec mon cher et tendre. Notre dada ? Tester les meilleurs bobuns/burgers/pizzas/salades de Paris et les comparer !

  • Toi et les bijoux ça fait combien ?

Au départ, moi et les bijoux ça faisait un chiffre comme 42, à peu près. Au fil du temps, j’ai appris à les aimer et à en porter, et encore plus quand j’ai commencé à travailler avec Giulia, d’abord en tant que photographe puis (je pense que je peux le dire) en tant que collaboratrice. Sa passion pour le bijou a su m’intéresser et surtout m’a montré que l’art du bijou est un art à part entière. Aujourd’hui je porte beaucoup de bagues qui me ressemblent et que j’affectionne.

Merci Amélie de t’être prêtée au jeu de cette première interview et surtout merci pour cette belle amitié ❤

Amélie Ciccarelli - Desidero Le Blog

J’ai d’autres profils en tête pour de prochains articles, si celui-ci vous a plu, n’hésitez pas à y laisser un commentaire !

A bientôt pour de nouvelles rencontres…

Giulia